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Les 12 BD qu’il ne fallait pas manquer cette rentrée

Top BD rentrée 2025

La rentrée littéraire 2025, c’est aussi de la bande dessinée. Et, entre créations graphiques audacieuses et récits puissants, il y a des pépites qui explorent notre époque avec finesse.

« Une obsession » de Nine Antico : un voyage introspectif

Publié chez Dargaud, « Une obsession » de Nine Antico est une étape décisive dans son parcours. Après « Madones et putains », elle revient à un récit très personnel. Plus de 300 pages en noir et blanc où se mêlent souvenirs, désirs et questionnements sur le besoin de plaire. Le décor est une Venise imaginaire et mystérieuse, où chaque personnage porte un masque. La BD n’est pas chronologique. Elle aborde des moments clés : l’enfance, l’adolescence, les expériences sensuelles, le rapport au corps.

« Lessivée » d’Alison Bechdel : chronique intime sous tension

Avec « Lessivée », Alison Bechdel nous propose un roman graphique qui se passe dans le Vermont, où elle raconte sa vie avec Holly. L’œuvre s’appuie sur la notoriété qu’elle a acquise après l’adaptation télé de ses précédents livres. Découpée en douze chapitres, comme les mois de l’année, la BD met en avant la recherche d’un bonheur simple, dans un climat politique tendu. L’album se distingue aussi par son mélange d’intimité et de réflexion sociale. On suit les personnages entre un refuge pour chèvres naines et les galères des réseaux sociaux. L’autrice y aborde la reconnaissance, la vie de couple et l’engagement politique avec humour et tendresse.

« Rouge Signal » de Laurie Agusti : plongée dans les dérives masculinistes

Laurie Agusti signe avec « Rouge Signal » un roman graphique percutant sur les mécanismes masculinistes d’aujourd’hui. L’histoire suit Alexandre, un jeune homme influencé par des discours radicaux trouvés sur Internet. Incapable de se remettre en question, il se laisse happer par des visions simplistes du monde. La narration alterne scènes sociales, confrontations sur la masculinité et échanges dans des salons d’onglerie où s’expriment des voix de femmes fortes..

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Le regard social et psychologique des nouvelles BD

Les sorties marquantes de cette rentrée se distinguent par leur regard social et leur exploration de thèmes psychologiques. À travers des œuvres comme « Une obsession » ou « Lessivée », les auteurs s’interrogent sur les mécanismes de l’identité, les souvenirs et la manière dont chacun cherche sa place. En parallèle, des albums comme « Rouge Signal » s’attaquent à l’analyse des systèmes sociaux et de la radicalisation. Les décors, qu’il s’agisse d’une Venise fantasmée ou d’une campagne américaine, ancrent ces histoires dans le réel tout en ouvrant sur des questionnements universels.

Le renouveau graphique et narratif à l’honneur

Cette rentrée, c’est aussi un renouveau graphique remarquable. Le noir et blanc lumineux de Nine Antico, la construction rythmée d’Alison Bechdel ou le découpage audacieux de Laurie Agusti… tout ça montre une volonté de repousser les limites. Mais ce n’est pas tout, il y en a encore 10 autres qui peuvent encore intensifier l’émotion : Punk à Sein (Magali Le Huche), Squelettes (Zerocalcare), Les Yeux d’Alex (Claire Fauvel) Silent Jenny, Palmer dans le rouge (René Pétillon & Manu Larcenet), Bota Bota, Super A, Les Guerres de Lucas. Et les sujets abordés reflètent les préoccupations actuelles : la quête de reconnaissance, l’influence des réseaux sociaux, les difficultés à s’épanouir. 

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